Une odeur peut rappeler un lieu, une personne, un repas ou une période de la vie. Avec un enfant, le plus intéressant n’est pas de fabriquer volontairement un souvenir, mais de lui laisser la liberté de raconter ce qu’il ressent.
Une odeur peut évoquer quelque chose de précis, une impression vague ou absolument rien. Toutes ces réponses sont normales.
Commencer par une question neutre
Évitez les questions qui suggèrent déjà une émotion, comme « cette odeur te rappelle un moment heureux ? ». Préférez :
- « Est-ce que cette odeur te rappelle quelque chose ? »
- « Où pourrais-tu sentir cette odeur ? »
- « Est-ce qu’elle te paraît familière ou nouvelle ? »
- « Tu l’aimes, tu ne l’aimes pas ou tu ne sais pas encore ? »
L’enfant n’a pas besoin de trouver une histoire ou une réponse originale.
Utiliser des odeurs déjà présentes dans la vie quotidienne
La cuisine familiale, un marché, un jardin ou une promenade donnent naturellement matière à la discussion. Une mandarine peut rappeler l’hiver à une personne et ne rien évoquer à une autre.
Il n’est pas nécessaire d’ajouter du parfum sur un objet ou dans une pièce pour lancer la conversation.
Associer odeurs, photos et récits familiaux
Une photo de vacances, une recette familiale ou un objet rapporté d’un voyage peut aider à raconter un souvenir. L’odeur n’est alors qu’un élément parmi les images, les sons, les lieux et les personnes.
Ne présentez pas votre propre souvenir comme celui que l’enfant devrait ressentir. Une même odeur peut avoir des significations différentes au sein d’une famille.
Créer un petit carnet des odeurs
L’enfant peut noter ou dessiner :
- le nom de l’odeur ;
- les mots qu’il utilise pour la décrire ;
- ce qu’elle lui rappelle éventuellement ;
- s’il souhaite la sentir à nouveau.
Ce carnet sert à conserver ses impressions du moment. Il ne mesure pas sa mémoire et ne permet pas de prévoir ce dont il se souviendra plus tard.
Que faire lorsqu’une odeur rappelle un souvenir désagréable ?
Arrêtez immédiatement l’activité si l’enfant se montre gêné, triste ou anxieux. Ne lui demandez pas de sentir de nouveau pour « dépasser » sa réaction.
Le parfum ne traite pas l’anxiété, un traumatisme ou une difficulté émotionnelle. Lorsqu’une réaction persiste ou affecte le quotidien, il est préférable d’en parler à un professionnel compétent.
Peut-on créer volontairement un souvenir heureux avec un parfum ?
Pas de manière fiable. Une fragrance peut faire partie d’un moment agréable, mais elle ne garantit ni la conservation du souvenir, ni son intensité, ni l’émotion qui lui sera associée plus tard.
Pour l’analyse scientifique détaillée et les limites des recherches sur la mémoire olfactive, consultez Parfum et souvenirs d’enfance : associations sans garantie.
Comment utiliser un parfum dans cette conversation dès 3 ans ?
L’adulte peut vaporiser une fragrance sur une mouillette et la présenter à distance du visage. Il n’est pas nécessaire de l’appliquer sur l’enfant.
Lorsque l’enfant souhaite porter un parfum Siyages dès 3 ans, l’adulte garde et utilise le flacon. Une vaporisation légère sur l’extérieur d’un vêtement peut suffire. Évitez le visage, les yeux, les mains, les muqueuses, la peau irritée, les cheveux, le doudou, l’oreiller, la literie et la chambre.
Des questions simples avec les quatre parfums Siyages
- Mandarine Azur : « Est-ce que la mandarine te rappelle un fruit, une saison ou rien de particulier ? »
- Muscs Blancs : « Cette odeur te paraît-elle propre, poudrée, fruitée ou autrement ? »
- Iris Velours : « Trouves-tu cette odeur plutôt florale, boisée ou difficile à décrire ? »
- Vanille Rubis : « La framboise, la vanille ou le bois te semblent-ils les plus présents ? »
Ces questions servent à ouvrir la discussion, pas à attribuer une personnalité, une émotion ou une capacité particulière à l’enfant.




































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